Dans toutes les civilisations, quelque soit l’endroit sur la planète, il existe des rites initiatiques ou rites de passages. Il s’agit d’une cérémonie marquant le changement de statut sociale ou sexuel, généralement ceux de la puberté, de la ménaupose, du passage à l’âge adulte etc.
Ces rites de passages permetent de marquer clairement ce changement d’état mais également de lier l’individu au groupe auxquel il appartient. Il s’agit d’étapes marquantes qui structurent la vie de l’individu et permetant d’appréhender sa temporalité ainsi que les changements, parfois brutaux, qui peuvent s’opérer dans sa vie.
Ce phénomène a donc un enjeu important pour l’individu, pour la relation entre l’individu et le groupe, et pour la cohésion du groupe dans son ensemble.
Ces rites restent clairement visible et pratiqué dans les sociétés traditionelles. Mais ils sont toujours présent dans les sociétés modernes. Par exemple, le mariage et surtout, l’enterrement de vie de garçon/fille.
Parmis ces rites, un de plus importants pour l’individu, celui qui permet de passer dans la partie visible d’une société, de figurer parmis les êtres qui compte, qui existent, est celui du passage à l’âge adulte.
Devenir un homme. Etre une femme, une vraie (une couillus dirais Gary). Entrer dans le monde de l’être qui contrôle sa vie et les répercussion de son existance.
Quels sont ces rites? Pour certains, il s’agit simplement de l’âge et des droits qui leurs sont conférés à ce moment précis. Un rite administratif en somme. Qui repose sur la cérémonie du vote généralement. (Ca tombien bien, les Européennes sont dans quelques jours, votez!)
Pour d’autres, il s’agit de sexualité. La première fois (je dirais même plus, la première fois amoureuse, pas uniquement technique si vous voyez ce que je veux dire. Bande de coquinou va!)
Pour ma propre expérience, ces deux “cérémonies”, quelque soit le moment où elles ont eut lieux, ont dans un sens pu contribuer à marquer mon passage à l’age adulte. Il s’agit d’un lien complexe de responsabilités, vis à vis de soi-même, vis à vis de la société mais également vis à vis des personnes proches de nous, dont les rapports se complexifient à mesure qu’ils deviennent de plus en plus gratifiant.
Le droit de vote est le reflet d’une prise de conscience que nous faisont partis d’un ensemble plus grand que le simple cercle famillial ou amical. Il replace notre existance dans une construction plus grande, un ensemble tellement immence qu’il nous fait tourner la tête.
Pour moi ce droit de vote n’est que la suite logique, la mise en application d’un droit que j’exercais depuis quelques années. Ce fut donc la cérémonie d’un rite initiatiques mis en branle des années auparavant.
L’amour, la découverte de l’autre, constitut également un rite initiatique important. La politique est la partie globale, macro, de nos relations avec d’autres individus. L’amour est sa partie micro, particulière.
Avoir une relation sérieuse (il ne sagit ici ni de longueur ni du type de relation, mais bien de la conviction des êtres de vivre quelque chose d’unique et particulier) est une étape importante de la constitution d’un individu adulte. La sexualité, souvent trop banalisée ou sacralisée, est une étape de plus vers cette construction. Il s’agit d’un rapport intime, plus intime que n’importe qu’elle autre interaction avec une personne. Les voiles tombes, les faux semblants d’éfface. Il n’y a plus de mensonge possible (seulement de l’aveuglement)
Mais tout ceci n’est pas absolument un rite de passage. Il s’agit d’une transition longue, imperceptible et discrète. Pas une rupture entre deux états.
En fait, il n’existe qu’un seul et unique rite initiatique, une seule cérémonie de passage, qui marque concrétement, définitivement, de facon absolue et irréverssible le passage de l’enfance à l’age adulte.
Devenir un homme.
Voir AC/DC, en vrai.
Et mourrir heureux.