22h00

Kahrzarth Pour bien commencer le live, rien de tel qu’un petit rappel des chiffres connus :

- Les estimations en voix (source LeMonde.fr) :

UMP 28 %

PS 16,8 %

Europe Ecologie 16,2 %

MoDem 8,5 %

FN 6,5 %

Front de Gauche 6,3 %

Libertas 4,8 %

NPA 4,8 %

- Les projections en siège arrivent ^^

22h07

Mr Lapin Pour paraphraser mon illustre ainé “Je suis en retard ! En retard ! En retard !!”

Après avoir été voté (j’espère que vous l’avez fait, mille carottes!), nous avons assistez fébrile aux premières projections, vers 19 heures. L’ambiance était palpable dans la coblogation!

D’ailleurs quand les résultats sont arrivés, ce fut la joie! Europe Ecologie en troisième position. Un grand moment pour nos coblogataire, émailé par de mauvaises nouvelles…

40% d’absention, le NPA très loin derrière le FN et le Front de Gauche… et surrout 28% des gens qui aiment assez le diction “si la rivière est rouge, passe par le petit chemin boueux” pour aller voter UMP après 2 ans de Sarkozysme agravé…

Mais se ne sont que des projections, les résultats arrivent et EE semble faire une remonter phénoménal… Un espoire?

22h16

Kahrzarth (ou, Monsieur Chiffres)

De nouveaux éléments d’appréciations pour juger de la portée de cette élection :

Selon Le Parlement Européen, l’abstention s’élève en moyenne à 56,99 % au sein de l’UE à 27, la France ne fait donc finalement ‘qu’à peine” moins bien que la moyenne, ce qui est évidemment une mauvaise chose :/ (source Rue89)

Au niveau européen toujours, on note (déplore) une poussée de l’extrême droite (notamment en Autriche) et le PPE (droite) qui resterait première force politique du Parlement avec entre 260 et 270 sièges - l’exception reste la Grèce où la gauche triomphe avec environ 39 ù des voix (source Rue89).

22h19

Mr Lapin Bon dieu, cela donne envis de latter les genoux des abstentionistes. Bien sur, les médias n’ont pas eut le rôle d’informateur -pour changer-, la couverture des élections Européennes fait pâle figure devant le battage médiatique des Présidentielles… Sarkozy ou Royal candidat, on aurait eut le droit à du 24/7…

Mais à l’air internet ce n’est pas une excuse! Le pire dans tout cela, c’est que nous avons à faire à du je m’enfoutisme. Ceux qui refuse d’aller voter, ne décident pas non plus à bouger les choses dans les rues.

Et apparament en Europe c’est la même chose. Et bien, nous sommes pas dans la panade mes amis…

Pour un peu, j’aurai pu dire “La garde meurt mais ne se rend pas.” mais je ne suis pas mort encore et parmis les rangs citoyens, c’est plutôt la débandade.

Plus le temps passe et plus Europe Ecologie a intérêt de tenir bon ses engagements, car cela risque de faire très mal dans le cas contraire.

22h34

Kahrzarth

-Voici enfin une projection en sièges (source Le Monde-France 2) :

UMP 30

PS 14

Europe Ecologie 14

MoDem 6

Front de Gauche 4

FN 3

Libertas 1

22h40

Mr lapin Bon dieux! Le NPA sans siège, la lose ultime! :s Avec 4 sièges pouur l’extrème droite et autant pour ces vendu du Front de Gauche… Les salauds!

Je ne veux pas me répeter, mais les écolos ont intêret à faire un beau bordel de tout les diables face à la droite sinon…

Lundi, 13h30

Kahrzarth

Maintenant que les résultats officiels sont connus, je pense qu’il est temps de faire un commentaire à froid des résultats, parti par parti, dans l’ordre décroissant des voix :

On commence donc avec l’UMP qui avec 27,87 % des suffrages et 29 sièges ressort en tête des partis politiques. En tant qu’opposant, je ne vais bien sûr pas dire que ce résultat me satisfait, mais il ne me surprend pas non plus : après tout, les sondages indiquent que grosso modo 70 % des français sont mécontents de la politique de l’UMP, ce qui signifie aussi que 30 % des français ne sont pas mécontents, et comme l’UMP reste le seul parti de droite “conventionnelle”, le score de 27,87 % semble conforme à l’état de l’opinion.

On, continue avec les n°2 de justesse, à savoir le PS qui recueille 16,48 % des suffrages et 14 sièges. Ce score apparaît comme une véritable baffe pour les socialistes en étant inférieur à toutes les attentes dans les sondages et de 11 points inférieur à celui de l’UMP. Les raisons de cet échec sont probablement multiples, mais 2 raisons m’apparaissent comme majeures : Une campagne assez peu claire, où la question européenne qui est pourtant le centre du sujet n’est finalement traité que sous l’angle national et surtout le poids des divisions internes qui ont contribué à donner du parti l’image d’une “cour de récré” peu crédible pour représenter les français car incapable de débattre en interne pour adopter ensuite des positions communes et préférant se chamailler en public.

La très bonne surprise du scrutin revient à la 3ème placée décrochée par Europe Ecologie avec 16,28 % des suffrages et 14 sièges. Ce résultat est cette fois ci supérieur à toutes les attentes et est selon moi l’expression de plusieurs tendances : un début (enfin) de prise de conscience de l’importance de l’écologie pour notre avenir, un attrait pour des personnalités fortes (Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Eva Joly étaient les têtes d’affiche de ces listes) qui peuvent incarner pour l’opinion une force d’opposition crédible et la propositon d’une programme cohérent et prenant en compte toutes les subtilités de l’Union. Par ailleurs, la candidature d’Europe Ecologie a eu l’intelligence de jouer la carte de la trans-versalité en rassemblant divers mouvements écologistes; mais ici, le dépassement des clivages se fait autour d’une cause et non autour d’une personne, ce qui peut expliquer l’écart avec les 4èmes… Enfin, et pour parler cette fois ci personnellement, je ne peux cacher ma joie pour ce résultat, puisque j’ai moi même apporté mon soutien aux listes d’EE (ce qui vous permet éventuellement de relativiser mon commentaire).

La plus grosse claque de la soirée reste à mon sens la 4ème position du MoDem qui ne recueille que 8,45 % des suffrages et 6 sièges. La cause de cet échec est très probablement le lien trop fort entre ce parti et son leader François Bayrou ce qui implique que tout ce qui l’affecte peut affecter son parti. Or, on ne peut pas dire que les derniers jours de campagne aient été faciles pour François Bayrou, notamment suite au “clash” avec Daniel Cohn-Bendit dans la très désespérante émission A Vous de Juger  sur France 2 qui a visiblement nui à l’image du MoDem et de son leader. On notera aussi que le centre semble maintenant apparaître davantage comme un clivage supplémentaire que comme un moyen de briser ces clivages.

On retrouve donc en 5ème position le FN qui obtient 6,34 % des voix et 3 sièges. La poussée de l’extrême-droite relevée partout en Europe reste donc assez limitée en France, puisque le FN perd 4 sièges par rapport au scrutin de 2004.

- Le commentaire devient maintenant plus complexe dans la mesure où le Ministère de l’Intérieur procède à des regroupements, on a ainsi un score “Divers Extrême Gauche” qui regroupe NPA et LO ainsi que les “petites” listes d’extrême gauche et qui recueillent en tout 6,10 % des suffrages mais aucun siège. Les différentes sources médiatiques donnent le NPA autour de 5 %, ce qui est assez honorable pour un parti d’extrême gauche, sans pour autant offrir de sièges, la méthode de répartition proportionnelle à la plus forte moyenne étant assez redoutable pour les “petits” scores et les écarts faibles.

La 6ème place pour une liste est donc attribuée au Front de Gauche avec 6,05 % des voix et 4 sièges. Cette “victoire” sur le NPA de l’alliance entre le Parti de Gauche (PDG ??) et le PCF reste à nuancer puisque justement, l’écart n’est que de environ 1 % entre cette alliance et un parti seul. Néanmoins, ce sont les élus de cette liste qui représenteront seuls le anti-capitalistes à Strasbourg.

En 7ème position, on retrouve les listes Divers Droite qui récupèrent 6,74 % des voix et 1 siège. Ce siège correspond aux listes Libertas de Philippe de Villiers dont le succès est surtout dû à la région Ouest (et notamment à la Vendée où Libertas recueille 32,96 % des voix), la tendance dans les autres circonscriptions se faisant davantage en faveur des frontistes, qui recueille ainsi plus de sièges.

Le reste de l’analyse des résultats des chiffres du Ministère donnent un cumul “Autres” à 4,46 %, un cumul “Divers Extrême-Droite” à 0,51 %, un cumul “Divers Gauche” à 0,47 % et 1 siège en enfin un cumul “Régionalistes” à 0,25 %.

On notera également un taux d’abstention de 59,35 % qui est hélas un record pour la France mais reste dans la moyenne Européenne. L’interprétation de l’abstention est évidemment délicate, certains ayant choisi de ne pas voter par rejet de l’Union Européenne, d’autres par désintérêt total ou tout simplement à cause d’une contrainte matérielle les ayant empêché de voter, sans qu’il soit possible de chiffrer chacune de ces causes. On notera enfin que parmi les votants, 4,34 % ont émis un vote blanc ou nul.

Publié par : Mr Lapin | 5 juin 2009

Ce jour la, tu seras un homme mon fils

Dans toutes les civilisations, quelque soit l’endroit sur la planète, il existe des rites initiatiques ou rites de passages. Il s’agit d’une cérémonie marquant le changement de statut sociale ou sexuel, généralement ceux de la puberté, de la ménaupose, du passage à l’âge adulte etc.

Ces rites de passages permetent de marquer clairement ce changement d’état mais également de lier l’individu au groupe auxquel il appartient. Il s’agit d’étapes marquantes qui structurent la vie de l’individu et permetant d’appréhender sa temporalité ainsi que les changements, parfois brutaux, qui peuvent s’opérer dans sa vie.

Ce phénomène a donc un enjeu important pour l’individu, pour la relation entre l’individu et le groupe, et pour la cohésion du groupe dans son ensemble.

Ces rites restent clairement visible et pratiqué dans les sociétés traditionelles. Mais ils sont toujours présent dans les sociétés modernes. Par exemple, le mariage et surtout, l’enterrement de vie de garçon/fille.

Parmis ces rites, un de plus importants pour l’individu, celui qui permet de passer dans la partie visible d’une société, de figurer parmis les êtres qui compte, qui existent, est celui du passage à l’âge adulte.

Devenir un homme. Etre une femme, une vraie (une couillus dirais Gary). Entrer dans le monde de l’être qui contrôle sa vie et les répercussion de son existance.

Quels sont ces rites? Pour certains, il s’agit simplement de l’âge et des droits qui leurs sont conférés à ce moment précis. Un rite administratif en somme. Qui repose sur la cérémonie du vote généralement. (Ca tombien bien, les Européennes sont dans quelques jours, votez!)

Pour d’autres, il s’agit de sexualité. La première fois (je dirais même plus, la première fois amoureuse, pas uniquement technique si vous voyez ce que je veux dire. Bande de coquinou va!)

Pour ma propre expérience, ces deux “cérémonies”, quelque soit le moment où elles ont eut lieux, ont dans un sens pu contribuer à marquer mon passage à l’age adulte. Il s’agit d’un lien complexe de responsabilités, vis à vis de soi-même, vis à vis de la société mais également vis à vis des personnes proches de nous, dont les rapports se complexifient à mesure qu’ils deviennent de plus en plus gratifiant.

Le droit de vote est le reflet d’une prise de conscience que nous faisont partis d’un ensemble plus grand que le simple cercle famillial ou amical. Il replace notre existance dans une construction plus grande, un ensemble tellement immence qu’il nous fait tourner la tête.

Pour moi ce droit de vote n’est que la suite logique, la mise en application d’un droit que j’exercais depuis quelques années. Ce fut donc la cérémonie d’un rite initiatiques mis en branle des années auparavant.

L’amour, la découverte de l’autre, constitut également un rite initiatique important. La politique est la partie globale, macro, de nos relations avec d’autres individus. L’amour est sa partie micro, particulière.

Avoir une relation sérieuse (il ne sagit ici ni de longueur ni du type de relation, mais bien de la conviction des êtres de vivre quelque chose d’unique et particulier) est une étape importante de la constitution d’un individu adulte. La sexualité, souvent trop banalisée ou sacralisée,  est une étape de plus vers cette construction. Il s’agit d’un rapport intime, plus intime que n’importe qu’elle autre interaction avec une personne. Les voiles tombes, les faux semblants d’éfface. Il n’y a plus de mensonge possible (seulement de l’aveuglement)

Mais tout ceci n’est pas absolument un rite de passage. Il s’agit d’une transition longue, imperceptible et discrète. Pas une rupture entre deux états.

En fait, il n’existe qu’un seul et unique rite initiatique, une seule cérémonie de passage, qui marque concrétement, définitivement, de facon absolue et irréverssible le passage de l’enfance à l’age adulte.

Devenir un homme.

Voir AC/DC, en vrai.

Angus Young Et mourrir heureux.

Publié par : Mr Lapin | 23 mai 2009

She’s alive…

Note du 23-05-09

Publié par : Mr Lapin | 24 avril 2009

Ponyo sakana no ko

 

“Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko
Aoi umi kara yatte kita
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda
Manmaru onaka no onna no ko
Peta-peta pyon-pyon
Asitte iina kakechao
Migi-migi-bun-bun
Otetewa iina tunaijao
Anoko to haneru to kokoro mo odoruyo
Paku-paku chu-gyu, paku-paku chu-gyu
Anoko ga daisuki
Makkakka no Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko
Aoi umi kara yatte kita
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda
Manmaru onaka no onna no ko”

“Ponyo Ponyo Ponyo mignon petit poisson
Du plus profond de l’immense océan
Ponyo Ponyo Ponyo petite fille
Toute petite fille toute ronde
Je barbote, hop-hop, et je saute !
Regarde, j’ai des jambes ! Je vais courir !
Encore trop souples, je les agite
Regarde, j’ai des mains, attrape-les !
Quand je gambade avec elle, mon coeur fait cette danse
Tout contre moi, bisou câlin ! Tout contre moi, bisou câlin !
C’est le petit garçon que j’aime, tout rose et si charmant
Ponyo Ponyo Ponyo mignon petit poisson
Du plus profond de l’immense océan
Ponyo Ponyo Ponyo petite fille
Toute petite fille toute ronde
Sniff-sniff-sniff, quelle merveilleuse odeur !
J’ai tellement faim, je vais manger !
Regardons bien autour
Je suis certaine qu’il regarde aussi
Quand nous rions ensemble, mes joues sont si chaudes
Je suis heureuse, bisou câlin ! Je suis heureuse, bisou câlin !
C’est le petit garçon que j’aime, tout rose et si charmant
Ponyo Ponyo Ponyo mignon petit poisson
Est venu dans la maison sur la falaise
Ponyo Ponyo Ponyo petite fille
Petite fille toute ronde et heuseuse”

Publié par : Mr Lapin | 15 avril 2009

La nuit tout les députés sont gris

Trois heures trente et une du matin. Il fallait faire vite. Il se leva. Il vit ses vêtements sur la chaise et les enfila rapidement. Un peu trop rapidement à vrai dire. La chemise à moitié rentrée, le pantalon à moitié défait, la languette de ses chaussures à moité sorties. Mais au diable la bonne tenue. Son entreprise ne devait souffrir d’aucun retard. Il fila dans le salon. Du café l’attendait. Il se brûla la gorge. Il prit son attaché-caisse et une nouvelle gorgée du liquide brulant. Il prit ensuite la direction de l’entrée et sa veste au passage. Il sorti en trombe, claqua la porte. Arrivé en bas des marches, il sauta dans sa voiture qui démarra sur les chapeaux de roue. Tandis que son chauffeur se concentrait sur les terribles dangers qui pouvaient guetter un véhicule officiel dans la jungle parisienne -bus, cyclistes, autres voitures, piétons ivres-, il vérifia qu’il était bien en possession de tout ses papiers. Article 234, présent! Alinéa 82, présent! Décret 61, à vos ordre! Ils étaient tous là. La victoire ne pouvait pas lui échapper.

VIIe arrondissement. Il bondit littéralement hors de la voiture. Il couru sur le quai d’Orsay. 7, 13, 25, 33. Enfin! Il jeta un coup d’oeil sur sa montre. Trois heure cinquante-six. Il était dans les temps. La partie de la plus dur allait débuter. Il se glissa entre les portes entrebâillé du bâtiment. Il jeta furtivement un coup d’oeil de part et d’autre du grand halle. A sa gauche, presque à ses pieds, il y avait une dizaine de tentes roses, de grandes fleurs s’étalant sur la tenture. Des ronflements sonores s’élevaient de temps à autre. Un peu plus loin, un congloméra de tentes vermeilles formait une structure baroque où flottait des drapeaux rouges et noirs, de grands portraits et une multitude de symboles dorées. Tout autour, des tentes vertes, jaunes, oranges s’étalaient. Il pouvait entendre quelques brides d’une chanson russe, entrecoupée du bruit des choppes de bières et des rires tonitruants. De ce côté là, pas de problème. Il se tourna vers la droite. Une dizaine d’hommes l’attendaient en chuchotant prêt d’un océan de tentes bleues. Il leur fit un signe et le petit groupe se mit en marche, évitant avec soin une tente orange perdu dans le no-man’s land du couloir central.

L’affaire était le sac. Un sourire triomphant s’affichait maintenant sur son visage. Encore quelques pas et ils arriveraient dans l’hémicycle. Soudain, il aperçu du couloir dans l’ombre des formes allongées sur le sol. Il fit arrêter son groupe. L’ennemi avait laissé des sentinelles. Heureusement, celles-ci s’étaient endormies pendant leur garde, laissant libre l’accès à la salle. Ils s’avancèrent doucement, enjambant le corps des malheureux insouciant de leur défaite imminente. L’Hémicycle, enfin! Le président attendait dans un grand hamac tendu entre deux piliers. L’huissier alla le réveiller pendant que les hommes s’installaient à leur place.
Le Président encore dans un vieux pyjamas gris, monta lentement à la tribune l’air un peu grognon. Il commencait à en avoir marre d’être réveillé si tard. Il prit son marteau et se frotta les yeux avec ses poings. Le député se crispa sur son siège, il lui semblait que les ronflements des sentinelles s’étaient arrêtés.

« – Bon… Et bien commençons la séance. D’après le compte rendu de la dernière séance, le débat ayant déjà été tenu, nous devons passer au vote. Huissier s’il vous plait.

- Monsieur le Président. Il se tourna vers les députés. Concernant le projet de loi n°083731, nous allons procéder aux votes.»

Il en était sur maintenant. Les sentinelles ne dormaient plus et devaient sans doute courir réveiller leurs camarades dans le halle. Le vote devait se faire maintenant.

« Pour? »

Tous les députés levèrent la main. Un bruit de cavalcade se faisait entendre dans le couloir.

« Contre? »

Aucune main ne se leva. Le bruit était assourdissant, les pieds tapaient sur le sol avec frénésie. L’international résonnait sur les murs. L’ennemi avait battu le rappel des troupes. Mais les portes de l’Hémicycle demeuraient toujours fermées.

« -A 16 voix contre 0, le projet de loi n°083731 sur… »

Un formidable brouhaha explosa soudainement dans la salle. Les députés adverses étaient enfin arrivés. Le Président tenta vainement d’apporter de l’ordre dans cette cacophonie d’« Objection », de « Non », « Contre », « Qu’elle heure est-il? » et « Serait-ce le petit déjeuné? ». Il abandonna finalement la situation à l’huissier désespéré pour retourner se coucher.

Trop tard. C’était trop tard. Il observa en jubilant la mine déconfite et hagard de ses adversaires. Il avait réussi. Cela avait valu le coup de se lever si tôt. Il l’avait fait voter. Sa loi pouvait être maintenant appliquée selon les principes démocratiques de la République Française.

Publié par : Mr Lapin | 15 avril 2009

L’essence des choses

Ses ongles étaient encore sales. Avec ses mains posées sur le volant, droit devant lui, il ne pouvait voir que cela. Ce cossin, cette souillure brune qui s’était glissée sous ses ongles parfaitement manucurés. Cela n’avait prit que quelques secondes, entre le moment où il était sorti des toilettes, les mains encore rouges et légèrement humides, et celui où il monta dans sa Bentley, pour que le mal soit fait. Comment était-ce arrivé? Il avait pourtant prit soin de ne toucher à rien. Ni la poignée visqueuse des toilettes de la station-service, ni le comptoir crasseux du caissier et encore moins la paluche poisseuse du bon-à-rien qui lui avait fait le plein d’essence. Il avait même cru faire une attaque lorsque celui-ci sorti un bout de tissus immonde de son bleu de travail en faisant mine de vouloir nettoyer le pare-brise de sa Bentley Continental GT. Son petit bijoux à 279.000 huards. A l’idée que ce… ce bavasseux, ce cochon puisse s’approcher assez près d’elle pour la profaner le mettait hors de lui. Il lui avait fallu beaucoup de sang-froid pour lui faire comprendre que « non ce ne sera pas utile, oui il la trouvait assez propre comme cela et allez voir ailleurs si j’y suis, merci. »

Il était maintenant devant un dilemme. Il pouvait toujours retourner aux toilettes pour se laver les mains, se récurer les ongles, astiquer, briquer, brosser jusqu’à avoir de nouveau la peau rouge et les ongles blancs et propres. Il lui suffirait de sortir de sa voiture, d’éviter le bon-à-rien, le piège de la poignée de porte, la flaque d’eau croupie sur le carrelage, la bouillie de papier toilette dans le lavabo et Dieu-sait combien d’autres horreurs. Ou alors il pouvait rester dans sa voiture, à l’abri et foncer au plus vite à la Raffinerie. Direction Montréal-Est, tout droit jusqu’à Rivière-des-Prairies, le parking des cadres, l’escalier principal, le couloir de la direction et enfin! Son bureau.

Parce que oui, il était directeur de la Raffinerie Shell Canada Ltd de Montréal-Est. La plus grosse, la plus importante et sans doute aussi la plus polluante du Québec. Ce choix de carrière, ingénieur en raffinage, en avait étonné plus d’un dans son entourage. Sa manie de la propreté était connue depuis son plus jeune âge. Mais pour lui, c’était le résultat d’une réflexion logique. S’il y avait une chose qui le fascinait depuis qu’il était petit, c’est bien le miracle fabuleux de la chimie. Ce miracle qui pouvait transformer ce liquide noirâtre, cette boue, ce pus de la Terre en tant de choses aussi utiles et pures que du plastique, des détergents, des médicaments et même du savon ou de la pâte à dents. Ainsi, lorsqu’il était venu le temps de choisir ses études universitaires, le métier d’ingénieur lui avait semblé le choix le plus logique. Au bout de quelques années, il était rentré à la Shell Canada Ltd, au plus bas de l’échelle. Pas ouvrier ou nettoyeur de cuve bien sûr, mais en tant que responsable de l’unité d’Hydrotraitement. L’endroit et les employés étaient aussi sales et ignobles que dans ses pires cauchemars. Il lui avait fallu un immense courage pour venir travailler tous les jours et à la fin de chaque journée, il avait passé de longues, très longues heures dans sa salle de bain à frotter le moindre centimètre de sa peau. Mais le miracle s’était accompli devant ses yeux. Il avait vu le pétrole noir, lourd, poisseux, en provenance des quatre coins du globe, se changer devant ses yeux en ce liquide clair, brillant, aux reflets d’automnes qu’était l’essence pure. Le phénomène était effarant de complexité mais il se sentait dans son élément. Très vite il avait gravi les échelons, passant de poste en poste jusqu’à devenir le Directeur Général de la raffinerie. Le poste à responsabilité le plus élevé de la compagnie, avant celui de P.D.G. peut-être. Mais surtout, il n’était plus en contact avec la crasse inhérente à cette formidable entreprise. Maintenant il avait son bureau, avec toutes les merveilles d’une civilisation qui avait réussi à dompter l’énergie fossile de sa planète. Et la plus belle, un univers plastique entièrement aseptisé. Des meubles de plastique, des murs de plastique, des objets en plastique, un sol en plastique. Pure et propre.

Malheureusement son bureau était encore loin et ses ongles, sales. Il devenait urgent de prendre une décision. Il jeta rapidement un coup d’oeil à la station service et eut un frisson de dégout. Il reporta son attention sur ses ongles et eut un autre frisson. Il lui avait semblé que durant les quelques instants où il avait détourné son regard, la crasse en avait profité pour se répandre. Tout ses ongles étaient noirs maintenant. Il essaya de calmer son coeur qui battait la chamade. Il fallait qu’il rejoigne son bureau au plus vite, avant que cela n’empire. Il démarra en trombe et prit l’autoroute pour rejoindre la Raffinerie. La-bas il serait en sécurité. La-bas il aurait à sa disposition tout ce que l’industrie pétro-chimique du Canada pouvait faire de mieux afin de régler son problème. La sueur trempait sa chemise. Il tendit le bras pour prendre un mouchoir. Il arrêta son geste à mi-chemin. Une large tâche brunâtre s’étalait sur la manche droite. Il replaça sa main tremblante sur le volant Ses doigts avaient laissé des traces nets sur le cuir mais il essaya de ne pas y prêter attention. Il essaye également d’oublier cette affreuse sensation élastique qu’il sentait sous ses pieds. Comme si une mare de boue s’étendait sur le tapis de la voiture.

La Raffinerie apparaissait maintenant au loin. Chaque seconde le rapprochait de son bureau, de son savon. Son SAVON! Il fallait qu’il contrôle ses pensées. Il se força à se représenter mentalement la chaîne de distillation du pétrole pendant que la crasse envahissait ses bras et passait maintenant sur son dos. Le parking était maintenant en vue. Il n’avait pas besoin de s’arrêter, le gardien avait reconnu sa voiture. Il se gara à sa place réservée et sorti de la voiture. Sa chemise fit un horrible bruit de succion en se décollant du siège. Il y était presque. Encore un petit effort. Il ne lui restait plus qu’à traverser le centre de transport de la raffinerie. Il s’était mis à courir. Ses pas laissaient de grandes traces boueuses sur le macadam et il dérapait presque à chaque enjambée. Il était maintenant tout proche, seulement ce camion à dépasser…

Le monde se voilà soudainement d’un beau rideau brun. L’air prit la consistance et la couleur du miel, fondant sur son corps, recouvrant chaque centimètre de sa peau. Enfin, il était débarrassé de toute cette crasse, laissant place petit à petit à un monde flou et brillant. Il n’entendait plus le vacarme de la Raffinerie et des lourds camions qui passaient. Il se replia en position foetal et se laissa envelopper par la douce chaleur du fluide qui l’entourait. Il était bien. Ici rien ne pouvait l’atteindre, ni tâche, ni salissure, ni crasse d’aucune sorte. Il était aussi propre que lorsqu’il était dans le ventre de sa mère. Il était bien. Il ouvrit grand sa mâchoire et respira à fond cet air à la pureté liquide, le sentant pénétrer dans sa bouche, sa gorge, ses poumons, jusqu’au plus profond de lui. Il était bien.

ACCIDENT A LA RAFFINERIE MONTREAL-EST
Ce matin vers 6h30, un terrible accident c’est produit à la raffinerie Shell Canada Ltd. Un camion citerne venant d’être rempli d’essence lourde sur le site c’est retourné pour une raison encore mystérieuse, faisant deux victimes, le chauffeur ainsi que X le Directeur Générale de la raffinerie. Celui-ci a été retrouvé noyé par la vague d’essence qui s’est échappée de la citerne lorsque celle-ci a volé en éclat en touchant le sol.
La police devrait livrer ses premières constatations en début de soirée…

Publié par : Mr Lapin | 12 avril 2009

Ponyo sur la Falaise

Gake no ue no Ponyo, de Hayao Miyazaki

Gake no ue no Ponyo, de Hayao Miyazaki

Bon, Ponyo je l’attends depuis des mois. Premièrement parce que je suis über-fan de Miyazaki bien sûr. Secondement et surtout pour cette raison, parce que c’est le premier film des Studio Ghibli que j’aurai l’occasion de voir au cinoch. Et ca, je vous jure que cela m’a mit joisse toute la semaine. J’en ai embêter plus d’un dans la coloc en chantant à tue-tête la chanson du générique.

Au premier abord, l’histoire ne me parlait pas spécialement.

“Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d’une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu’il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l’est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s’occuper d’elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto – un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer – la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s’échappe pour retrouver Sosuke.
Mais avant de prendre la fuite, elle répand l’élixir magique de Fujimoto, l’Eau de la Vie, dans l’océan. Le niveau de la mer s’élève, et les soeurs de Ponyo sont transformées en vagues gigantesques qui montent jusqu’à la maison de Sosuke sur la falaise, et engloutissent le village…
Une petite fille et un petit garçon. L’amour et la responsabilité. La mer et l’essence de la vie. Véritable antidote à l’anxiété et aux doutes de notre époque, Ponyo sur la falaise est la fabuleuse histoire d’une mère et de son enfant.”

D’ailleurs,  je me souviens pas d’avoir jamais trouvé  un synopsis d’une production Studio Ghibli très attirant. Avant de les voirs, je pensais que c’est parce que cela ne vallait pas le coup. par la suite,  j’ai compris la raison : chaque film est une expérience sensorielle trop importante pour être résumée.
Donc hier, je suis rentré dans la salle avec ma copine, je me suis installé sur le siège et…

Ponyo et Sasoke

Ponyo et Sasoke

Je suis redevenu un petit garçon de 5 ans. Sosuke a été mon meilleur amis pendant 1h40 et Ponyo mon amoureuse. Je pouvais sentir l’air marin dans mes cheveux et l’humidité de l’océan sur ma peau. Mes oreilles raisonnaient et mon coeur vibrait sans s’arrêter pendant presque 2 heures…

Sans rire, ce type est un génie, ya pas d’autre solution. Et j’arrose tous les aigris et ceux qui trouvent Miyazaki surfait. En 1h40, ce type apporte plus au cinéma d’animation que n’importe qui ces 10 dernières années. Et il nous fait le coup à chaque fois. Et surtout, c’est humble, c’est amoureux, c’est sans prétention. Miyazaki a des habitudes, des influences, des petits péchés mignons et il le sait. Il est la pour nous faire rêver, tout ce qui l’intéresse c’est de livrer ce qu’il a de plus beau sur cette terre. Sa vision, celle qui est parfois mélancolique (Le Voyage de Chihiro), parfois cruelle (Princess Mononoké), parfois revendicatrice (Nausïcaa) et parfois… naïve, simple, pure.

Hayao Miyazaki, co-fondateur du Studio Ghibli

Hayao Miyazaki, co-fondateur du Studio Ghibli

C’est vraiment l’impression que cela m’a donné. Passer outre les difficultés inhérentes à la réalisation d’un film en projetant du rêve, de la poésie et de la pureté enfantine sur l’écran.

“Les hommes sont des pollueurs, des aigris? Ouai mais… Rho je m’en fiche, tout le monde a quelque chose de beau en soit, au diable la leçon de morale.

Ouai mais si tout le monde il est beau, c’est un peu naïf… Rho mais c’est pas grave, je rajoute encore une dose d’amour et de tendresse. De belles scènes, des personnages tichoux,

 

Oui mais avec tout cela l’histoire risque d’en partir, les enjeux et tout cela? Rho et puis zut, que l’océan monte, qu’il engloutisse les villes, que les myriades de créatures multicolores prennent possession des sublimes paysages terrestres. J’ai envie d’un millier de poissons géants qui galope sur l’océan en furie, de l’amour d’un magicien et une fée grande comme le monde, de vieilles dames au milieu de balaines bleue, de deux gosses qui sourient… au diable le pourquoi, le comment, le parce que.”

C’est exactement cela. Miyazaki, c’est non seulement une immense déclaration d’amour universelle, aussi vibrante que celle de deux gamin de 5 ans, mais aussi un vieillard qui tire la langue à tout les aigris de la planète.

Regarder Ponyo sur la falaise, ce n’est pas se prendre une baffe, c’est recevoir un baiser sur la joue.

Entrez dans un autre monde...

Entrez dans un autre monde...

 

Publié par : Mr Lapin | 3 avril 2009

Balance man, cadence man…

Balance man, cadence man, trace man, c’est le pushcart man ! Gooooo !

Maîtresse, oh ma maîtresse. Ne touche pas à mes tresses

Maîtresse, oh ma maîtresse. Ne touche pas à mes tresse

 

Et en musique s’il vous plait!

Et oui, depuis quelques temps un coblogataire jamaïcain se balalde dans l’appart… ^^

Publié par : Mr Lapin | 28 mars 2009

I Wanna Be The Guy

Certains d’entre vous se vantent d’être des joueurs. Des vrais. Des geeks qui en ont dans le slibar, du viril, de ceux qui parlent en C++ entre potes et qui ont finis Mario Bros 3 à 8 ans, les mains dans le dos, les yeux bandés.

Oui, c’est bien de toi que je parles. Toi derriere ton écran, en train de me lire en ce moment, entre deux parties d’HoI2, le milliard de point à Tétris et l’énigme 125 d’Ouverture Facile.

Tu veux du défi hein, tu veux du truc de malade, du genre à te bouffer les mains de rage, du genre à tellement te mettre la pression qu’a coté de ca, ma grand-mère atteinte d’alzhemer c’est un moine zen. T’en veux hein?

Et bien télécharge I Wanna Be The Guy. IWBTG pour les intimes. “A Very Hard Game About a Boy and 8-bit Masochism!” Te voila prévenus, c’est pas pour les filettes.

Mais fait gaffe. Je te donnes pas 3 minutes avant de fondre en larmes, te rouler en boule, sucer ton pouce, et appeler ta mère !

Parce que ce jeu est dur. Pas dur genre “Tain ouai chaud ce passage”. Non, dur genre “OOOOOOOHPUTAINBOOORDELDEMERDEUUUUUUU!!!!!!”.

De la plateforme aux graphismes 8 bit, une histoire réduite à peaux de chagrin, une maniabilité au top, des clins d’oeils à tout les grands classiques de la Nes et surtout… du vice, de la douleur, des pièges, du sang et des larmes.

Ouai parce que la durée de vie de votre perso, elle oscille entre 0 et 30sec après le point de sauvegarde.

Prevenez votre femme/mari/copine/chien/etc, oubliez votre vie sociale, faites le plein de coca, coupez l’eau et le gaz et surtout…

Bonne chance.

Ca vous servira à rien mais vous savez, la politesse…


Perdu. Encore…
Et encore…
Et encore…
Et encore…

PS : je me suis librement inspiré d’un article du formidable Kéa, l’homme qui a tué ma vie sociale.  Merci à lui.

Publié par : Mr Lapin | 15 mars 2009

Mr Lapin est un activiste

J’ai trouvé sur youtube les vidéo d’Alexandre, étudiant de la fac de Lettre de Nice où je suis étudiant. Il est également Assesseur étudiant, et membre de C.U.V.E. (Carlone Université Vivante)

Il s’agit d’un membre très actif de la mobilisation étudiante à Nice avec Morgan étudiant de ma section -Sciences de l’Information et de la Communication- Thomas (étudiant de droit, président du Comité Mobilisation Jeune, syndicat lycéen et étudiant dont je fais parti du CA)  et moi (Et quelques autres étudiants à la fac de Lettre)

Voici donc quelques liens, dont certains de JT comme FR3, avec les différents protagonistes (les enseignants, les étudiants) et différents évènements.

Le premier, Carlone Fac vivante.

Fac vivante

A l’initiative du département d’Art de la fac de Lettre et organisé par Morgan et moi-même avec le soutient de la CUVE, la journée “Carlone Fac Vivante” a un but double :

- Faire revenir les étudiants à la fac pour les mobiliser, autrement que par les cours.

- Montrer que l’Art est une composante importante de la fac, de la ville et de la nation, en faisant sortir les cours en dehors des salles de classes. Bref, un pied de nez au gouvernement, “vous n’êtes pas utiles”.

Parmis les activités proposés, il y a eu : Cours de danse africaine, cours de théatre et danse indienne, concert punk, hip-hop, musique traditionelle, fresque libre (vif succés), diffusion de film, pièce de théatre, thèatre d’improvisation etc.

(Le type cheveux long, chemise rouge, qui gueulle sur son échelle c’est moi)

http://www.youtube.com/watch?v=pT2raJDioXw

(La suite demain)

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